le puits

C’était l’unique point d’eau de la maison jusque dans les années 1970.puits5

Il n’est pas très profond, probablement moins de 10 mètres. Une lourde manivelle entraînait une chaîne munie de bouchons qui plongeait dans le puits. En remontant dans un tuyau au diamètre des bouchons, la chaîne poussait l’eau vers le haut.

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C’est par l’arrière qu’on peut voir le puits lui-même.puits7

L’eau sortait alors dans la fontaine.puits3

En été, le petit Frédéric était chargé d’aller chercher de l’eau avec la cruche. Il était obligé de donner beaucoup d’élan à la manivelle parce qu’il était trop petit pour la suivre en haut. Quel bonheur d’entendre l’eau couler après de gros efforts et quelle fierté de rapporter sur la table familiale la cruche débordante d’une eau bien fraîche.

Entre les deux guerres, le puits a été équipé d’une pompe électrique qui montait l’eau dans une cuve au grenier pour desservir 2 robinets  et une chasse d’eau dans la maison. La pompe amenait aussi l’eau au lavoir à l’époque où il n’y avait pas encore de machine à laver :puits4C’est là que les femmes s’échinaient à laver tout le linge, y compris les couches des bébés. La première machine à laver est arrivée à la fin des années 50.

Bernard Denizet a sculpté un autoportrait qu’il a placé au-dessus de la poutre du lavoir et qui nous domine de son regard sévère.puits1Colette a pris à l’époque (au début des années 1970) une photo (malheureusement « bougée ») de Bernard en train de sculpter.diapoBernard était vraiment doué pour la sculpture. En finissant son oeuvre, il a malheureusement cassé l’aile droite du nez. Il faut se souvenir que Bernard est tombé à cet emplacement très précisément, le 26 décembre 1981 en taillant le platane, il a agonisé dans les bras de son fils Frédéric qui est resté seul auprès de lui.

FD

la plaine du Luc

Depuis le chemin qui mène vers Peyrassol on a un point de vue sur la plaine du Luc vers l’Est :plaineLe village est à gauche, la plaine des Maures à droite. On aperçoit les grands cyprès de la route des Mayons et on devine la Campagne. Au centre, la cité des Retraches. A gauche, l’école René Char. Le regard se perd au loin vers le rocher de Roquebrune.

Autrefois il n’y avait que des vignes et des oliviers.plaine luc 68diapo

plaine2En redescendant on aperçoit la tour hexagonale qui semble perdue dans les collines.

plaine3Et puis on revient au village par la coopérative vinicole.

FD

le ruisseau

C’est en fait un canal très ancien qui servait à faire fonctionner des moulins aussi bien qu’à l’irrigation. Il est capté dans le village, près du château des Vintimilles et va se perdre dans la campagne.

Il passe sous la maison :ruisseauAutrefois, il récupérait toutes les eaux usées du village, c’était un cloaque nauséabond. Les conserveries Jean-Guy y déversaient leurs saumures et la distillerie Roc-Maures ses fonds de cuves.

Le ruisseau coule vers le moulin à huile :
ruisseau1

L’eau est maintenant propre. On peut voir des insectes aquatiques et des petits poissons. Une anguille est même passée un jour au pied de Frédéric, stupéfait de cette apparition inattendue.

Un coin tranquille a été aménagé au bord du ruisseau à l’ombre du grand marronnier :ruisseau3

L’eau sert à l’arrosage grâce à une grosse pompe.

Malheureusement des ragondins « Myocastor coypus » s’y sont installés. Ces rongeurs sont des opportunistes dangereux pour la biodiversité. Ils ont notamment éliminé toutes les grenouilles qui avaient reconquis le ruisseau. On fait tout pour qu’ils ne se sentent pas bienvenus…

FD

les jarres

Dans les années 50 et au début des années 60, la pièce voûtée (sous le pigeonnier) abritait des jarres. Elles sentaient encore l’huile d’olive mais avec un fort goût de rance. Elles étaient vernies à l’intérieur pour être étanches et lavables.

Elles avaient été sorties et mises en valeur dans la cour. La cour à la fin des années 60 :jarres3Elles ont malheureusement été volées.

Il n’en reste que deux. Elles ne sont pas en très bon état. Elles témoignent d’un passé qui plonge ses racines dans le monde romain et qui disparaît inexorablement.jarre2jarre1FD

les bambous

Derrière le puits, il y a une petite bambouseraie. Elle n’a sans doute pas toujours été là, mais personne ne sait de quand elle date. C’est un coin de fraîcheur en été. Une cabane pour les enfants. Un coin pour pique-niquer quand on n’a pas envie de mettre la table.bambous2bambous1bambous3bambous4bambous5bambous6FD

le gnomon

Il y avait un cadran solaire sur la façade de la maison. Il a disparu avec le ravalement des années 60. Heureusement, le gnomon a été conservé dans un coin obscur du grenier et ressorti depuis peu.gnomonAvec des ancêtres horlogers on aime forcément les gardes temps et les planetariums.planetariumC’est magnifique mais inabordable. Alors on peut toujours bricoler avec un vieux mécanisme de réveil et un taille-crayon montés sur un support à 23°. La Terre tourne sur elle-même en 24h :terrariumterrarium2D’autres projets mûrissent…

FD

Une campagne, une histoire, la vie rustique en Provence