Enfin la pluie

Depuis 4 mois (quand même 1/3 de l’année), il n’avait plu que de façon insignifiante. L’arrosage manuel avait nécessité quelques 200 heures, soit environ 800 m3 d’eau, sans compter l’arrosage automatique pour presque autant.

Enfin la pluie. C’est toujours un événement extraordinaire. Il est tombé environ 70 mm en quelques heures, c’est à dire 70 litres par m². Ce n’est pas énorme mais ça commence à compter, c’est le dixième du cumul annuel. Des myriades de graines vont germer. Il va falloir profiter de ces conditions favorables (humidité, soleil, chaleur) pour semer et essayer d’avoir des récoltes avant les froids.

Pour nous, le beau temps, c’est la pluie. Enfin une journée de vacances.

le petit peuple du verger

Le verger est un grand zoo. Non, dans les zoos les animaux sont privés de liberté et de dignité. Au verger, les animaux vivent leur vie. Et beaucoup d’animaux auront vécu leur courte vie sans m’avoir jamais rencontré. Bien sûr, il y a le gros sanglier qui fait quelques dégâts mais il laisse derrière lui ses déjections qui sont bien utiles. La plupart des animaux sont très discrets et on ne les voit que si on s’intéresse à eux.

Parfois, on s’aperçoit de loin, on s’observe, et puis on prend ses précautions :

La mystérieuse mante religieuse Mantis religiosa et son petit mâle surpris le temps d’une photo. Il ne manque l’oothèque pour compléter le tableau :

L’araignée patiente au milieu de sa toile. C’est l’épeire fasciée.

Et puis il y a des inconnus jamais vus auparavant. D’où sortent-ils ces trois-là ?

Mais tout ce peuple qui est chez lui là où il est, que voit-il quand nous nous rencontrons ?

C’est le temps des récoltes

Tomates, poivrons, courgettes, aubergines, aromatiques… au potager.

Pommes, figues, amandes, noisettes… au verger.

Au labo, nous faisons des coulis, des confitures, des gelées, des fruits séchés, plantes séchées, des pâtes de fruit, des sorbets, des sirops, des jus, des boissons…

Nous expérimentons des associations comme la gelée de pommes au basilic.

Les étagères se remplissent de pots très colorés.

C’est extraordinaire : nous sommes en train de réinventer le passé !

Nous recommençons à cultiver sans pesticides

Nous recommençons à acheter local et bio.

Nous recommençons à nous soigner avec des plantes.

Nous recommençons à vivre sans TV et sans radio.

Nous recommençons à recycler.

Nous recommençons à économiser l’eau.

Nous recommençons à fabriquer des objets par nous-mêmes.

Nous recommençons à utiliser des savons et shampoings solides emballés dans du papier.

Évidemment, nous profitons aussi de la modernité mais qui aurait cru que le passé avait de l’avenir !

Alerte sur les ruches

Le frelon asiatique est là. Il y en a même plusieurs par ruche. Ils chassent. Ils sont là, devant les ruches avant même que les abeilles commencent leur journée.

Les pièges ne sont pas efficaces. Les grilles ne gênent pas assez les frelons. Le tube de sortie permet aux abeilles de sortir et d’entrer en volant. Il faudrait pouvoir compter le nombre d’abeilles capturée devant chaque ruche pour se faire une idée de la protection la plus efficace.

Les planches et cartons protègent les ruches du soleil.

En ce moment il ne reste plus beaucoup de fleurs. Les abeilles soufrent.

La salade de tomates sigalloux

L’été, c’est la saison des tomates, les « pommes d’amour » comme on disait en Provence au temps où les mots avaient un goût. La tomate c’est le fruit éclatant de l’été, éclatant de couleur, de saveur sous cette peau lisse et brillante.

La salade de tomates Sigalloux, ce sont plusieurs variétés de tomates anciennes cueillies le matin même à maturité, pelées, égrenées pour n’en garder que la pulpe. Ce sont des oignons du jardin bien émincés, des feuilles de basilic frais cueilli, des feuilles de pourpier sauvage, de l’huile d’olive de nos oliviers, du vinaigre vieux du vin de la coopérative, un peu de sel…

Et avec ça, du pain maison au levain et cuit dans la poêle à l’huile d’olive… et c’est tout l’amour de la terre qui nous vient en bouche.

Impossible d’avoir ça au restaurant, ce serait hors de prix, d’ailleurs, ça n’a pas de prix : la salade de tomates Sigalloux fait partie des vraies richesses.

le prieuré de Salagon

Nous sommes retournés avec plaisir à Mane pour visiter à nouveau le prieuré de Salagon.

Nous avons été à nouveau émerveillés par le lieu mais nous étions surtout motivés par la visite des jardins et du conservatoire botanique. Nous avons retrouvé beaucoup de plantes que nous connaissons et nous avons découvert de très nombreuses plantes qui ont bien excité notre passion pour le végétal.

C’est ici l’occasion de rappeler que le père Emmanuel-Charles-Esprit Sigalloux a été l’élève du père Feuillée qui était originaire de Mane.

Une campagne, une histoire, la vie rustique en Provence