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peinture

La peinture des persiennes avait besoin d’être refaite. C’est d’abord un long travail de ponçage.


J’avais commencé ce travail il y a environ 50 ans. Mon père m’avais chargé de décaper et repeindre les volets. Pas de ponceuse, ni de papier de verre ! Tout à la main avec des éclats de verre ! ça avait bien occupé mes vacances mais mon père m’avait payé, 150 Francs si je ne me trompe pas.

Grâce à la ponceuse, le bois est vraiment mis à nu. C’est presque dommage de le faire disparaître avec de la peinture.

La peinture est garantie 10 ans. Qui s’y collera en 2029 ?

premier essaim le 23 février

La ruche n°VI s’est montrée forte depuis le début d’hiver avec beaucoup d’activité en milieu de journée. Certains jours ça s’énervait devant la ruche. Elle a été nourrie pour faire face à cette population. Et puis aujourd’hui elle a pété les plombs alors qu’il a fait particulièrement froid avec seulement 15°C en maximum. Heureusement qu’elle était surveillée comme du lait sur le feu. C’est donc le premier essaim de la saison mais c’est vraiment trop tôt parce qu’il n’y a pas assez de fleurs malgré la floraison des premiers amandiers et que les abeilles ne pourront pas faire de provision. L’essaim a donc été enruché avec un nourrisseur contenant du « candy » pour attendre des floraisons plus abondantes.

C’est toujours fascinant d’observer cette multitude qui obéit à des règles précises. Quand l’essaim est à bonne hauteur, c’est facile de faire tomber le plus gros des abeilles dans la ruche. La reine est généralement dans ce paquet et les abeilles vont rapidement en être informées. Elles vont progressivement la rejoindre. Elles font même un pont qui va permettre à des milliers d’abeilles de rentrer à pieds dans la ruche. Le pont aura tenu plus d’une heure.

Bien sûr, il y a eu quelques piqûres… C’est curieux mais ces piqûres arrivent au moment des premières allergies (les cyprès font des nuages de pollen) et vont complètement neutraliser l’effet de ces allergies.

Promesses…

Sans doute faut-il avoir déjà fait un bon bout de chemin pour avoir besoin de se retourner. Sans doute faut-il avoir atteint un certain âge pour se retourner sur son passé… et ce n’est pas sans frémir.

C’est parce que la mémoire est vivante, qu’elle interpelle le présent et s’y confronte. C’est la promesse de l’aube qui vient demander des comptes. Et des comptes, on en rend tous les jours. Et sans doute faut-il accepter d’avoir fait défaut, d’avoir égratigné sa vie et celle des siens, pour accepter de continuer le chemin et pour finalement le trouver beau.

Peut-être faut-il avoir atteint un certain âge pour fonder une autre promesse. Une promesse qui n’est pas faite de paroles mais composée de pierres, de terre, de plantes vivantes et d’arbres qui font un grand jardin bourdonnant d’abeilles et riche en promesses de fruits où la vie peut s’enraciner pour des générations et donner de vraies richesses et fonder la joie.

abeilles

S’occuper d’abeilles fait partie des vraies richesses. Et si le miel doré qu’elles fabriquent est un incomparable trésor, les connaissances à leur sujet est un émerveillement renouvelé, sans compter les énigmes que la science ne peut encore comprendre.

Une émission vient utilement nous rappeler que la nature est fascinante, que l’homme est également fascinant quand il cherche la connaissance.

Pour nous, cette connaissance nous est donnée et nous n’avons que le simple effort d’aller la chercher là où elle se trouve sans la moindre idée du travail aride qu’elle a demandé.

S’occuper d’abeilles, c’est toucher du doigt la profondeur du mystère de la vie.