Archives de catégorie : abeille

floraisons

Des bourgeons qui gonflent lentement, puis soudain une explosion de fleurs. C’est magique ! ça reste magique ! Un inguérissable étonnement est de mise. C’est magique et miraculeux ! C’est le retour de la grâce de l’éternel vivant…

Les abeilles sont partout, dans l’urgence et l’ivresse de cette manne miraculeuse. Mais il y a aussi les bourdons, les abeilles charpentières, les syrphes, les papillons colibri, les abeilles solitaires, toute la multitude des butineurs obstinés, obsessionnels…

Tous invités à la fête des fleurs organisée par les arbres avides de descendance.

premier essaim le 23 février

La ruche n°VI s’est montrée forte depuis le début d’hiver avec beaucoup d’activité en milieu de journée. Certains jours ça s’énervait devant la ruche. Elle a été nourrie pour faire face à cette population. Et puis aujourd’hui elle a pété les plombs alors qu’il a fait particulièrement froid avec seulement 15°C en maximum. Heureusement qu’elle était surveillée comme du lait sur le feu. C’est donc le premier essaim de la saison mais c’est vraiment trop tôt parce qu’il n’y a pas assez de fleurs malgré la floraison des premiers amandiers et que les abeilles ne pourront pas faire de provision. L’essaim a donc été enruché avec un nourrisseur contenant du « candy » pour attendre des floraisons plus abondantes.

C’est toujours fascinant d’observer cette multitude qui obéit à des règles précises. Quand l’essaim est à bonne hauteur, c’est facile de faire tomber le plus gros des abeilles dans la ruche. La reine est généralement dans ce paquet et les abeilles vont rapidement en être informées. Elles vont progressivement la rejoindre. Elles font même un pont qui va permettre à des milliers d’abeilles de rentrer à pieds dans la ruche. Le pont aura tenu plus d’une heure.

Bien sûr, il y a eu quelques piqûres… C’est curieux mais ces piqûres arrivent au moment des premières allergies (les cyprès font des nuages de pollen) et vont complètement neutraliser l’effet de ces allergies.

abeilles

S’occuper d’abeilles fait partie des vraies richesses. Et si le miel doré qu’elles fabriquent est un incomparable trésor, les connaissances à leur sujet est un émerveillement renouvelé, sans compter les énigmes que la science ne peut encore comprendre.

Une émission vient utilement nous rappeler que la nature est fascinante, que l’homme est également fascinant quand il cherche la connaissance.

Pour nous, cette connaissance nous est donnée et nous n’avons que le simple effort d’aller la chercher là où elle se trouve sans la moindre idée du travail aride qu’elle a demandé.

S’occuper d’abeilles, c’est toucher du doigt la profondeur du mystère de la vie.

le papillon du 31 décembre

Parmi les fleurs du néflier du Japon (Eriobotrya japonica) dont le fruit est le premier cadeau du printemps, un papillon vulcain  cherche du nectar.

Le parfum du néflier est un pur bonheur : fermer les yeux, sentir la caresse du soleil, la douceur de l’air et le parfum ineffable des fleurs… Il y a des moments de pur bonheur sur la Terre.

Le parfum du néflier fait évoque un peu celui du sirop d’orgeat.

Le bourdon et l’abeille sont aussi au rendez-vous. La douceur n’est pas forcément une bonne nouvelle : certains pruniers ont commencé à fleurir et des bourgeons floraux apparaissent sur quelques pommiers.

flocons dorés

A contre jour : le soleil de fin d’après-midi est éblouissant,

à y regarder de plus près,

ces flocons dorés en haut et à gauche de l’image, ce sont des abeilles qui filent à toute vitesse sur une route invisible qui les mène certainement vers du nectar ou du pollen.

Devant la ruche, c’est la fièvre des premiers jours de printemps bien que nous ne soyons qu’au tout début de mars et l’impatience des butineuses qui ne veulent pas rater un instant de soleil pour nourrir la  colonie.

Le thym est sur le point de fleurir, les ravenelles commencent à s’ouvrir, les bourgeons des arbres fruitiers gonflent et les prunus ont commencé leur floraison.