La République des Sigalloux

La République des Sigalloux

Le monde dans lequel nous vivons et dont nous dépendons ne nous convient pas. Au-delà, il est incompatible avec notre morale et notre éthique. Notre morale juge le Bien et Mal selon le sens commun. L’éthique juge le Bien et le Mal selon la raison. Nous sommes à la fois en opposition avec le système politique, les gouvernements et le peuple qui alimente ce système.

Afin de ne pas cautionner ce qui se passe dans notre monde et dans l’espoir de rendre possible un monde durable et meilleur, nous faisons sécession et déclarons la République Libre et Indépendante des Sigalloux.

Constat :

le monde a profondément changé après plusieurs révolutions majeures, la République n’a pas suivi.

l’individuel a occulté le collectif,

les droits ont occulté les devoirs,

la multiplicité des lois a tué l’esprit des lois,

le divertissement a supplanté la connaissance,

l’argent est la seule valeur universelle,

l’éducation ne fait plus la promotion de l’enfant,

le présent ne permet plus de penser l’avenir.

La République des Sigalloux n’est pas un territoire, ce n’est pas une communauté idéologique, c’est une communauté d’engagement au service de la vie dans toutes ses dimensions, et dans la durée.

La vie est sacrée dans toutes ses dimensions, et dans la durée. La vie humaine est sacrée. Si la vie n’est pas sacralisée, elle deviendra une marchandise au service d’intérêts individuels.

La nature sacrée de la vie suppose que ni le collectif, ni l’individuel ne sont la mesure de toute chose. La nature sacrée de la vie suppose un ordre supérieur et il appartient à la liberté de chacun de penser ou de croire que cet ordre supérieur est matériel, surnaturel, spirituel, religieux, éthique ou autre.

Il n’y a donc qu’une seule loi : respecter la vie, la sienne, celle des autres et toute la vie du monde, des animaux, des plantes, des êtres animés ou inanimés. Respecter la vie présente, la vie passée et la vie à venir sur le plus long terme.

La démocratie représentative a vécu : Elle était adaptée à un monde dans lequel le peuple ne savait pas lire et l’information était diffusée trop lentement pour être prise en compte. Le citoyen donnait son vote à un représentant censé représenter ses idées, ses croyances… mais qui pouvait détourner ce mandat à son profit. Le système des partis a perverti la démocratie représentative.
La République des Sigalloux est une démocratie participative parce que chacun a les moyens de faire connaître son opinion et les opinions sans fondements peuvent être invalidées. Dans une démocratie participative, on ne donne pas son suffrage à un élu pour qu’il change les choses, on change directement son comportement pour que le monde change. Dans une démocratie participative, le citoyen agit de manière positive et ses actes ont plus de portée et de sens que ses votes. Dans une démocratie participative, ceux qui sont contre la dictature de la pensée n’ont pas de récepteur TV, ceux qui sont contre le capitalisme n’achètent pas Coca, Nike… ceux qui sont contre le chômage achètent des produits locaux, ceux qui sont contre la pollution achètent des produits bio et ainsi de suite… et le monde change.

Ébauche d’une charte de citoyenneté

La République des Sigalloux n’oblige à rien et n’interdit rien tant que le caractère sacré de la vie est respecté. Chacun est libre de ses idées mais chacun fait évoluer ses comportements.

La République des Sigalloux propose une charte de citoyenneté concrète, accessible à tous et évolutive selon les connaissances et selon la connaissance des conséquences des activités humaines qui peuvent dériver vers le mal.

En matière de comportement :

Le respect est la règle fondamentale.

La politesse est arbitraire mais elle est indispensable dans la vie sociale.

La liberté individuelle est fondamentale. C’est un droit inaliénable.

La liberté individuelle ne peut en aucun cas limiter la liberté des autres.

La liberté individuelle est une liberté privée en aucun cas une liberté publique.

En matière d’alimentation, de préférence :

Acheter des produits locaux pour que la transaction profite au producteur, pour qu’il y ait un lien responsable entre le producteur et le consommateur, pour que la fraîcheur du produit frais profite au consommateur, pour éviter les coûts environnementaux des transports.

Acheter des produits bio pour limiter les conséquence sur l’environnement. Ne pas oublier que si les produits bio ne sont éventuellement pas meilleurs pour la santé, ils sont toujours meilleurs pour les sols et l’environnement.

Acheter des produits de base plutôt que des produits transformés.

Acheter des fruits et légumes de saison.

Limiter la consommation de viande, poissons et dérivés de l’élevage.

En matière de consommation, de préférence :

Acheter des produits locaux.

Acheter des produits durables.

Acheter des produits réparables.

Acheter des produits qui rendront vraiment service.

Acheter des produits recyclables.

Acheter des produits en matériaux naturels ou pérennes.

En matière de transport, de préférence :

Utiliser les transports en commun quand c’est possible.

Utiliser le train plutôt que l’avion.

Utiliser la voiture avec discernement.

Privilégier absolument la sécurité sur la vitesse.

Adopter une conduite économique.

Respecter la totalité du code de la route qui a défaut d’être parfait est un cadre parfaitement défini.

En matière d’éducation :

L’éducation est un droit fondamental, c’est aussi un devoir pour l’ élève de respecter ses enseignants et les matières enseignées même s’il n’en comprend pas toujours l’utilité.

Les parents bénéficient du droit à une éducation gratuite pour leur enfant. Ils ont le devoir de valoriser cette éducation. Ils doivent être un modèle pour leurs enfants par leur comportement, leur langage…

L’éducation relève essentiellement de la cellule familiale. Dans l’éducation il y a la nécessité de définir un cadre à respecter. C’est dans la cellule familiale que s’apprend la différence entre le Bien et le Mal.

En matière d’éducation, aucun objectif n’est trop élevé.

Une ébauche des moyens :

La république des Sigalloux est centrée sur les Jardins Sigalloux qui sont un lien de rencontre, de partages et d’échanges organisés par l’association : stages, ateliers de bénévoles, ateliers de jardinage par 2 jardiniers formateurs, bourse aux plantes, journée du bien être, concert estival, journées « Rendez-vous aux jardins ». Toutes les activités ont pour but de créer du lien social positif et de renouer avec la nature qui nous nourrit.

La République des Sigalloux s’appuie aussi sur l’espace-test en maraîchage biologique avec une orientation en permaculture. Ce lieu de production est aussi un lieu pédagogique pour permettre à ceux qui le souhaitent de voir la travail de la terre et d’y participer. L’espace-test permet à un jeune agriculteur de se tester au métier dans des conditions intéressantes pendant 1 à 3 ans. Ce lieu peut produire des légumes pour un certain nombre de familles qui souhaitent soutenir une production locale, bio en bénéficiant d’une fraîcheur optimale. Ces personnes seraient assurées d’être approvisionnées en légumes. Elles pourraient être sollicitées pour aider le maraîcher ponctuellement. L’espace-test doit redémarrer à l’automne 2019 après une profonde transformation pour intégrer les méthodes de la permaculture.

A créer :

Une coopérative ou groupement d’achats de produits de base, sains et de préférence locaux. Par exemple, la coopérative pourrait avoir une cuve réservée dans les bâtiments de la coopérative oléicole pour pouvoir fournir ses adhérents en huile d’olive. Il manque des personnes pour créer et animer cette coopérative.

Des ateliers pour fabriquer, recycler, entretenir ou réparer dans différents domaines, que ce soit la couture, la menuiserie ou la mécanique…

Une école d’éducation globale centrée sur la culture et la nature. Le projet pédagogique de cette école est rédigé. Il manque des personnes pour le porter.

Une monnaie locale, le Sig. Le Sig vaut 1 heure de travail avec un coefficient de pénibilité et un coefficient de moyen si ce travail demande des outils dont l’amortissement est important. Il n’y a que le travail qui puisse créer de la valeur. La valeur d’un objet est liée au temps de travail qu’il a nécessité.

le papillon du 31 décembre

Parmi les fleurs du néflier du Japon (Eriobotrya japonica) dont le fruit est le premier cadeau du printemps, un papillon vulcain  cherche du nectar.

Le parfum du néflier est un pur bonheur : fermer les yeux, sentir la caresse du soleil, la douceur de l’air et le parfum ineffable des fleurs… Il y a des moments de pur bonheur sur la Terre.

Le parfum du néflier fait évoque un peu celui du sirop d’orgeat.

Le bourdon et l’abeille sont aussi au rendez-vous. La douceur n’est pas forcément une bonne nouvelle : certains pruniers ont commencé à fleurir et des bourgeons floraux apparaissent sur quelques pommiers.

travaux de réparation

La chambre grise était devenue dangereuse : une fuite de la toiture datant des années 80 avait pourri une poutre. C’est en décroûtant cette poutre que les dégâts étaient apparus. C’est un miracle qu’elle n’ait pas cédé.

Le maçon voulait remplacer la poutre, donc enlever le plancher de la pièce au-dessus : gros chantier, long et coûteux.

J’ai préféré renforcer la poutre existante par un produit qui s’appelle Resiforce de Labofrance : la partie pourrie a été enlevée et une section de chaînage arrimée à 2 forts tire-fonds a été noyée dans cette résine (en gris sur la deuxième photo). Ensuite la poutre a été doublée par une poutre d’une section correspondant à la partie pourrie. J’avais préparé le chantier mais ce sont les maçons qui ont placé la nouvelle poutre.

Il reste à habiller l’ensemble en plaques de plâtre.

Le plâtre du plafond qui s’était décollé est maintenu par des vis.

Le bout de placo en travers est provisoire, il sert à aligner précisément les plaques verticales.

La chambre grise et celle qui est au-dessus seront bientôt de nouveau utilisables.

Concours national des jardins potagers 2018

Le concours national des jardins potagers organisé par la Société Nationale d’Horticulture de France nous a décerné un premier prix.

C’est évidemment agréable de recevoir un prix. Cependant, nous avons surtout besoin de cette légitimité et de cette reconnaissance pour poursuivre nos objectifs en matière de d’environnement : biodiversité, production bio et locale, animations auprès des scolaires et des adultes…

Ce prix est aussi l’occasion de se poser un certain nombre de questions ouvertes :

  • Quel est l’avenir de ce jardin  ?
  • Faut-il se contenter d’entretenir ce qui existe ou faut-il essayer de continuer à innover, améliorer, embellir ?
  • Faut-il progressivement tout laisser en espace-test ?
  • Le jardin peut-il devenir un lieu pédagogique important ?
  • Faut-il essayer d’évoluer vers le statut de jardin remarquable ?
  • Faut-il que le jardin puisse être visitable toute l’année ?
  • Quel rôle le jardin peut-il jouer auprès de la commune et de la communauté de communes ?
  • Comment définir le lien entre les jardins et l’association ?
  • Quels moyens humains et financiers peut-on espérer ?
  • Comment fédérer d’autres lieux assez proches avec les mêmes objectifs ?

 

A propos de colère populaire

Je n’ai pas voté pour le président en place et je ne cherche en aucune manière à le soutenir.

Il est légitime que le peuple fasse entendre sa voix et sa colère (Vox populi vox Dei).

Néanmoins, je ne comprends pas la logique de l’action populaire qui se mobilise au sujet d’une hausse des taxes du carburant qui aurait dû intervenir depuis très longtemps et qui aurait pu illustrer une gouvernance éclairée pour limiter la pollution et relocaliser la production.

Je prends le risque de continuer :

Il est bien évident que le carburant paraît cher même si une étude aurait montré qu’il ne contribuait que pour 16% du prix global d’une voiture (je n’ai pas retrouvé l’information). Pourtant, je ne vois pas beaucoup de conducteurs conduire à l’économie. Après le péage, les conducteurs accélèrent brutalement et je me fais dépasser par tout le monde. En ville, ce sont de brusques accélérations suivies de brusques freinages. Ne parlons pas de nos amis les deux roues motorisées qui consomment plein pot. Ce mode de conduite augmente la consommation, pollue plus, use plus pour quoi au juste ?

Pourquoi le peuple ne s’en prend pas à la grande distribution qui détruit des emplois, appauvrit les producteurs, fait acheter des objets de consommation sans lendemain, fait le jeu d’une alimentation industrielle, fait prendre les désirs pour des besoins… Souvent, j’ai l’impression que c’est moi le pauvre quand je pousse mon Caddie au fond duquel il n’y a que des produits de base et que je croise des caddies surchargés de boissons gazeuses, de desserts sucrés, de plats préparés…

Pourquoi le peuple s’auto-impose-t-il avec le loto ?

Pourquoi paie-t-il pour s’empoisonner avec du tabac ?

Pourquoi entretient-il des multinationales sans foi ni loi comme Coca Cola ou Nike ?

Pourquoi donne-t-il son argent à des personnes qui sont richissimes comme certaines personnes du monde du spectacle ou du sport ?

Pourquoi consomme-t-il autant de médias qui le manipulent et l’exploitent sans l’ombre d’un scrupule ?

Le peuple sait-il qu’il est la matière première absolument irremplaçable de toute l’économie ?

Sait-il qu’il pourrait s’émanciper en déposant sa télé sur le trottoir, en consommant des produits de base, locaux de préférence, en choisissant des objets durables même s’ils semblent plus chers au départ…

J’ai largement écrit de quoi me faire lyncher mais j’avais besoin de m’exprimer.

En arrivant à un barrage, un gilet jaune hilare (donc pas vraiment en colère) nous dit de klaxonner et qu’il nous laissera passer. Je lui dit que je n’ai pas d’ordre à recevoir de lui mais des gendarmes qui sont à côté. Un gendarme se retourne et nous dit : « Allez-y, klaxonnez et on vous laissera passer.. » Je réponds d’une voix forte et calme : « Monsieur le gendarme, il est interdit de klaxonner en ville ! Vous me demandez de faire quelque chose d’interdit par la loi ! » Bon,  on rit jaune… on voit rouge !

 

 

 

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