le cadastre napoléonien de 1835

Le cadastre napoléonien date de 1835 pour Le Luc :

cadastre

Archives départementales du Var

La Campagne Sigalloux est située dans la page  » F1 des Prétraches » dans un cartouche en haut à gauche de la page. C’est le quartier Saint Lazare qui se trouve entre la route de Toulon et la route des Mayons.

Les parcelles qui appartenaient à la campagne à cette époque sont les suivantes :

n°5 :  labour arrosable 40 ares 80 centiares

11 : oliviers arrosable 2 hectares 92 ares 30 centiares

12 : labour arrosable  3 hectares 27 ares

13 : labour arrosable 1 hectare 45 ares 40 centiares

14 : sol de bastide 3 ares 70 centiares

15 : pateq 11 ares 40 centiares [Un pateq ou patec ou encore patecq voir paté, n’existe qu’en Provence. C’est Paul Denizet qui en a révélé le sens. Ce mot désigne une parcelle commune à plusieurs propriétaires destinée au passage et à la manoeuvre des attelages. Dans le cas présent il n’y avait qu’un propriétaire, ce mot est peut-être utilisé uniquement pour désigner les espaces destinés à la manoeuvre des attelages …]

16 : jardin 13 ares 50 centiares

17 : aire 8 ares

exemple d’aire :

vue1

Il s’agit d’une aire à battre le blé ou d’autres céréales. Le blé était battu à la main avec un fléau ou c’était un animal qui traînait un cylindre de pierre. Il s’agissait de séparer le grain de blé de son enveloppe, il faut donc une surface dure.Ensuite il fallait vanner le mélange grain, son, paille pour ne garder que le grain.  Les batteuses ont ensuite fait ce dur travail puis les moissonneuse batteuse l’ont entièrement mécanisé. C’est Bernard qui a supprimé l’aire sans doute pour gagner de la place et pour récupérer les pierres. Cette aire était sans doute pavée avec des galets de la rivière. Elle devait servir pour la campagne mais aussi pour d’autres paysans qui y venaient peut-être pour battre leur récolte.

Sur cette feuille cadastrale on voit bien la maison posée sur le ruisseau le long de la route.

A cette époque l’église dont la tour hexagonale était le clocher est bien cadastrée entière mais probablement déjà en cours de démolition comme en témoignent des pierres de parement retrouvées dans les murs du garage.

C’est sans doute après 1835 que les ancêtres ont fait construire le bâtiment de la ferme avec son écurie, son étable, sa bergerie, sa grande cave à vin et son logement pour avoir des ouvriers sur place.

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