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Deux mondes

Un seul outil, la brouette, mais deux mondes face à face :

A gauche la brouette ancienne que j’ai toujours vue à la campagne et qui a donc au moins 60 ans. Ses boulons forgés témoigneraient plutôt d’une construction dans la première moitié du XXième siècle.  Elle a probablement été fabriquée par un menuisier local avec du bois local. Bernard avait remplacé la roue pleine par une roue pneumatique donnant à cet objet ancestral son ultime perfectionnement.

A droite la brouette moderne qui a peut-être 5 ans maintenant. C’est une fabrication « française. Elle a l’avantage d’être légère et d’avoir été payée un prix très raisonnable.

Ce sont deux mondes qui ne partagent que le nom et, au moins en partie, la fonction et que tout oppose :

L’artisanal / l’industriel. Même si la brouette ancienne a été faite selon un plan commun à son époque, elle est quand même unique.

J’admire le travail du ferronnier qui a battu le fer et l’a ajusté parfaitement. Même les boulons et écrous étaient faits sur place à l’unité.

Le durable / le jetable. Quand on va à la déchetterie, il est habituel de voir des brouettes métalliques dont la durée de vie moyenne ne doit pas dépasser quelques années. La brouette en bois pourrait éventuellement être réparée par un menuisier.

Le matériau bois / le matériau fer. Mais curieusement c’est le bois qui survivra au fer.

le sur mesure / le standard. En commandant sa brouette en bois, le client pouvait certainement demander des modifications. Je suppose qu’on ne faisait pas la même brouette pour un grand costaud ou pour un petit vieux.

La valeur : plusieurs visiteurs nous ont proposé d’acheter la brouette ancienne un bon prix. Elle a servi pour mettre en scène des bouquets à l’occasion d’un marché organisé dans les Jardins Sigalloux. Elle a servi pour des prises de vue du photographe de la revue Rustica qui a fait un cycle de reportages à paraître bientôt. Elle a été empruntée par l’association Perséphone pour un événement au Luc.

L’avenir : La brouette ancienne continue à servir très souvent. J’aime bien mettre mes mains sur ses poignées de bois à la courbure parfaitement ajustée et patinées par le temps. La brouette moderne sert souvent aussi mais la prendre en main n’a pas le même sens. Néanmoins la brouette moderne continue à évoluer parce qu’elle peut être motorisée avec un moteur thermique ou électrique, la roue unique est alors remplacée par 3 ou 4 roues ou encore des chenilles. Plus futuriste encore, la brouette robotisée (en fait un chariot) qui suit l’ouvrier et peut rejoindre seule sa destination.

Vous avez vu une balle ? Non, ça n’a rien à voir, c’est juste que Jody la met partout. Il est devenu à peu près impossible de faire une photo sans balle de tennis.

Il y a donc de l’avenir dans le monde de la brouette.

On peut dire de l’ancienne brouette en bois que c’est un objet « vertueux » parce qu’il a rendu d’innombrables services sans nuire à l’environnement. On sait qu’il y a aussi des objets vicieux. J’oserais dire que l’imprimante à jet d’encre est un objet « vicieux » parce qu’il est peu cher à l’achat mais très cher à l’usage et très rapidement obsolète, il passera l’essentiel de sa vie à l’état de déchet polluant.

C’est dans les poches

Des petits accessoires qui permettent d’être efficace en apportant des solutions immédiates à beaucoup de problèmes.

Un trousseau avec : des clefs, un sifflet (pour communiquer avec la maison), une loupe de botaniste, une mini-lampe, un mini-stylo, un étui avec des bouchons d’oreilles, un jeton de caddy, un couteau une étiquette à mon nom.

Un téléphone portable (en fait, celui qui sert vraiment c’est celui qui prend la photo). Le téléphone est protégé par un épais étui de cuir porté à la ceinture.

Des lunettes de soleil.

Un outil universel : pinces, tournevis avec un assortiment d’embouts , couteau, mini-scie…

Une pochette avec des étiquettes et un feutre permanent.

Un briquet pour allumer l’enfumoir.

Un lien horticole.

Un masque à poussière.

Il manque un bout de papier de verre (pour nettoyer la bougie d’un outil récalcitrant).

Comment vous dites ? Vous avez vu une balle de tennis ? Non, je ne promène pas avec une balle de tennis dans les poches, c’est Jody qui essaie de la placer partout où je travaille pour que je la jette au loin.

Ces objets prennent place dans les poches du pantalon de travail, toujours dans les mêmes poches. Il y a 2 pantalons de travail exactement semblables.

un été chaud, sec et venteux

On se souviendra de l‘été 2017 comme un été chaud, sec et venteux. On a certainement dépassé les 40°C au plus chaud. Il n’a pas plu pendant quatre mois. Le Mistral a soufflé très souvent, il a même soufflé pendant 6 jours sans arrêt avec des températures maximales autour de 35°C. Dans ces conditions, les plantes souffrent. Comme elles n’arrivent pas à évaporer assez d’eau, elles entrent en dormance.

Il a fallu arroser beaucoup.

Il a fallu puiser plus de 1000 arrosoirs pour arroser à la main les plants qui sont restés en pots.

Il a fallu arroser tous les jours ou presque le potager et une partie du verger.

Il a fallu arroser les arbres du verger (environ 200) en  leur apportant environ 100 litres tous les 15 à 20 jours.

La cuve de 1000 litres a été providentielle pour ce travail.

Peut-être que c’est un été exceptionnel, peut-être que le changement climatique provoquera la répétition de ce climat estival.

Malgré tout, l’été reste la saison de la lumière et du ciel bleu :

nouveau matériel

Après bien des hésitations, cette tondeuse auto-portée a été achetée. vue8C’est une occasion qui a très peu servi. Bicylindre refroidi par air, 92 cm de largeur de coupe, embrayage des lames magnétique, système hydrostatique d’entraînement des roues… Le bac de ramassage permet de collecter et composter l’herbe coupée qui servira de paillage et enrichira la terre en matière organique.

La propriété est aussi plus belle.

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C’est aussi une économie de temps. Néanmoins, on se trouve à couper plus de surface et plus souvent.

 

Il était aussi question depuis des mois d’acheter un pulvérisateur pour pulvériser de l’argile sur les arbres fruitiers (pour empêcher les pontes qui gâtent les fruits), la bouillie bordelaise mais aussi les purins d’orties et de prêles qui renforcent les arbres. Neuf, il y en a pour plus de 2500€. Cet appareil avec une cuve de 50 litres, une pompe à 2 membranes, un petit moteur 2 temps et des dizaines de mètres de tuyau a coûté 220 € révisée.

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Ça marche du tonnerre, le verger peut être pulvérisé rapidement, la lance projette un brouillard très fin à plusieurs mètres, au moins 5, ça ne consomme presque rien. Le travail sera moins pénible et mieux fait.