VII les transformations effectuées par Frédéric en 1991 et à partir de 2004

en 1991

Frédéric obtient sa mutation pour le Var en 1991. Il en profite pour rénover le lot qui lui a été attribué au terme du partage de 1989. Frédéric devient propriétaire d’une partie de la ferme : la cave, les pièces au-dessus de la cave, le garage et les 2/3 du grenier au-dessus.

Frédéric Crée une salle de séjour dans le fond du garage. Il fait ouvrir deux portes-fenêtres dans le mur Ouest. Un escalier permet d’accéder dans le couloir de la ferme. Il a fallu percer cette ouverture. Le potager de la ferme qui était en trop mauvais état est démonté mais les pièces métalliques et les carreaux en bon état sont récupérés.

Le sol de l’étage est affaissé et en très mauvais état. Il n’est pas possible de faire une dalle. Frédéric choisit de faire poser un parquet qui permet de disposer d’un sol de niveau et propre. Les tomettes restent en place mais elles sont en mauvais état.

Frédéric crée une petite salle de bain et un WC dans la petite pièce.

Dans la salle de séjour, l’ouverture qui permet d’accéder aux cuves n’est pas condamnée. Une trappe est mise en place sur l’une des cuves et Frédéric prend soin de percer le côté d’une cuve pour qu’il y ait une ventilation. Il constate que le ciment est extrêmement dur. Dans la partie cuisine, l’évier provient de la maison de Moutiers-les-Mauxfaits en Vendée. Le marbre est récupéré. Le placard a aussi une porte de récupération venant des greniers.

Frédéric avait aussi pour projet de fermer l’ouverture Sud du garage et de créer une ouverture à l’Ouest pour être indépendant mais cela ne s’est pas fait.

Une terrasse est sommairement aménagée à l’Ouest.

Frédéric va habiter ce logement pendant l’année scolaire 1991-1992 avec sa famille qui le rejoint aux vacances de la Toussaints après la naissance de Louis.

La famille retournera habiter en Vendée mais ce logement va servir de résidence secondaire pour les vacances scolaires.

À partir de 2004

Frédéric s’installe dans la grande maison à l’été 2004 après sa séparation. Le deuxième acte de partage n’interviendra qu’en 2005, néanmoins Frédéric va engager les travaux qu’il avait longuement médités.

Une fosse septique est installée pour recevoir les eaux usées, il n’y aura plus de rejets dans le canal.

Les anciennes écuries du prolongement (appelées « bûchelier ») est transformé en garage avec ouverture d’une porte à la place du fenestron. Plus tard, Frédéric fera élargir la porte initiale pour pouvoir ranger un deuxième véhicule. Le plancher du fenil, en très mauvais état, est démonté et remplacé par un plancher en planches. Les banquettes de pierres sont cassées. Tous les gravats serviront à rehausser le sol et une dalle est coulée pour mettre le sol du garage au niveau de l’accès. Les murs sont repris avec un mélange de chaux et de sable. Un sas permet de séparer l’ancienne cuisine du garage. C’est une sécurité, un tampon thermique et un endroit pour se changer quand on a des vêtements et des chaussures de travail.

L’escalier qui menait au fenil est supprimé ainsi que la cloison qui séparait cet escalier de l’ancienne cuisine qui se trouve agrandie. Une porte-fenêtre remplace l’ancienne porte d’entrée et donne de la lumière. Les poutres sont décroûtées pour alléger le plafond. Sur le potager un insert est posé et il apportera une amélioration au chauffage.

Dans l’arrière cuisine qui est devenue la cuisine,la « pile » est enlevée, elle va être reposée dans le mur qui va remplacer le portail et limiter la terrasse qui sera créée en 2006 et couverte d’une pergola. Un évier est posé devant la fenêtre à double vitrage. Des cloisons doublent le mur Est qui était humide. Une salle de bains est aménagée dans le fond avec toilettes et douches. La machine à laver y prend place aussi.

Le placard de la cuisine est peint, son plafond est abaissé et isolé.

Le passage entre l’ancienne cuisine et le salon est rouvert pour simplifier les déplacements.

Le deuxième placard est aménagé pour recevoir le matériel de réception : vaisselle, nappes…

Le placard du bureau est aménagé en petit cabinet de travail, il reçoit aussi les archives et le matériel audio.

L’entrée est modifiée : un sas permet d’avoir une bonne isolation. Il est désormais très fréquent d’ouvrir la grande porte pour donner de la lumière, même en hiver grâce au double vitrage du sas. Un poêle à granulés va permettre de mieux chauffer la maison pour un prix raisonnable.

Une mezzanine est crée dans le couloir qui a 4,20 m de hauteur. Elle va recevoir la bibliothèque.

La salle de bains au bout du couloir est transformée : la porte d’entrée est reculée pour permettre une ouverture vers le pigeonnier avec une porte ayant une bonne isolation. L’emplacement de l’ancienne porte du pigeonnier devient la douche. Les WC restent à leur place, le plafond est abaissé, les murs sont carrelés. Tout est raccordé à la fosse septique.

Le pigeonnier est nettoyé (Il a fallu enlever environ 200 litres de fiente). L’ouverture est fermée par une vitre collée. Le sol est en partie refait. Le pigeonnier devient une salle de projection.

La salle de bains de la grande chambre est modifiée : Les carreaux sont enlevés pour alléger le plancher. Une forte poutre est posée contre le mur Nord et des poutres perpendiculaires vont servir à poser un nouveau plancher qui n’alourdira pas l’ancien plancher. Le lavabo n’a pas été changé. Une douche, un WC et un dressing sont créés.

La chambre des domestique au premier palier est aménagée en chapelle avec tout le matériel sacerdotal sorti du grenier. Le sol est décoré de trois motifs carrés.

Au dernier étage la chambre au Sud-Est est modifiée : le plafond est isolé, un placard est transformé en alcôve.

Les portes des greniers sont changées pour des portes thermiques. Les plafonds du couloir et du palier sont abaissés et isolés. La petite chambre est aussi isolée.

Les greniers sont nettoyés et aménagés.

La cave est nettoyée et rendue fonctionnelle. Un fruitier permet de serrer les fruits et les légumes de garde. Un évier permet de laver les bouteilles sur place et de faire du nettoyage.

La pièce voûtée et les aménagements de Pierre deviennent le gîte qui sera loué l’été. Frédéric aménage une terrasse et sa pergola ainsi que le jardin du gîte.

Toutes les pièces ont progressivement été repeintes.

Le toit du puits est refait.

Des plaques sous tuiles sont posées pour l’étanchéité de la toiture sur le pigeonnier et la maison.

Toutes les charpentes sont traitées en 2012.

Dehors,Frédéric fait faire un bassin de baignade. Un petit bassin prend place sur la pelouse. L’allée est plantée de cyprès et de lauriers roses. Un verger est planté, un potager est mis en place.

Frédéric a tenté de rendre cette maison plus confortable et fonctionnelle en gardant l’esprit rustique et raffiné du XVIIIème siècle.

Conclusion :

La campagne n’a cessé de se transformer et elle se transformera encore. Toutes ce transformations correspondent à des adaptations aux contraintes économiques de chaque époque mais aussi aux idées des propriétaires successifs. Néanmoins, il semble que ce qui n’a pas changé c’est l’attachement à la terre qui produit du fruit, c’est le goût d’être propriétaire et maître de son bien. Pour la campagne et dans les conditions géographiques particulières de sa localisation, c’est une certaine rusticité qui ne penche pas du côté de l’indigence mais plutôt du côté du plaisir terrien. Cet esprit rustique et raffiné demande à perdurer.

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Une campagne, une histoire, la vie rustique en Provence