Bilan des journées « Rendez-vous aux jardins » à la Campagne Sigalloux

La Campagne Sigalloux participait pour la première fois aux journées « Rendez-vous aux jardins ».

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Une classe de 27 élèves de CM2 de l’école Jean Jaurès du Luc a été accueillie vendredi 31 mai avec une animation le matin et une animation l’après-midi.

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Il y a eu une vingtaine de visiteurs le samedi 1er juin et autant  le dimanche 2 juin. Ces personnes ont, pour la plupart, été informées par la campagne nationale.  Elles ont déterminé leur choix à l’aide des informations transmises par la Campagne Sigalloux et relayées par la campagne nationale particulièrement avec le répertoire papier des jardins en PACA. Les particularités de la Campagne Sigalloux ont donc motivé une quarantaine de personnes.

Le déroulement :

Samedi et dimanche les personnes ont été accueillies à leur arrivée et un café leur a été proposé. Ce moment a permis de faire connaissance et d’attendre les autres visiteurs.

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Un exposé de 30 minutes a permis de définir le contexte et l’esprit des jardins pour que la visite ait tout son sens.

L’exposé a brièvement repris l’histoire de la propriété à l’aide de la carte de Cassini, des actes de vente et de la maquette en bois et du blog qui contient beaucoup d’informations sur la campagne. Il a été bien précisé qu’au XVIIIè siècle, au moment où la propriété était constituée d’une douzaine d’hectares avec le pigeonnier et la partie centrale de la maison, la terre servait à produire de la nourriture parce que c’était vital. Néanmoins, il y a une intention esthétique dans  la construction de la partie centrale qui ressemble plus à un « pavillon » de campagne qu’à une ferme et on peut imaginer que cette intention se trouvait aussi dans les jardins bien que les fleurs y aient été probablement plutôt rares. La Campagne Sigalloux conjugue la rusticité de sa vocation agricole et le raffinement d’une intention esthétique. Cet esprit se retrouve dans le livre « La maison rustique » dont la huitième édition est contemporaine de la maison. Il ne s’agit pas d’essayer de reconstituer des jardins dont on ne sait rien mais de garder l’esprit de cette rusticité et de ce raffinement. Durant la visite on ne va donc pas voir une abondance de fleurs et de collections végétales qui font le succès de jardins réputés mais souvent sous perfusion d’eau, de pesticides et d’engrais chimiques mis en oeuvre par une équipe de jardiniers professionnels.  Il n’y a qu’un jardinier à la Campagne Sigalloux : le propriétaire qui doit aussi faire face à l’entretien des bâtiments, du matériel… Le jardin de la campagne Sigalloux est un jardin jeune, il a moins de 10 ans. Il a donc une vocation vivrière et esthétique. Il est mené en culture biologique malgré les inconvénients et parfois les déceptions de ce mode de culture. On ne cultive pas contre la nature mais avec elle. De nombreux espaces ne sont pas fauchés pour permettre aux plantes de faire un cycle complet. Si tout avait été fauché on n’aurait jamais su qu’il y avait 3 variétés d’orchidées sauvages. La Campagne Sigalloux est sensible à la préservation de la biodiversité. C’est aussi un refuge LPO pour les oiseaux.

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Commentaire : les visiteurs semblent avoir été très intéressés par cet exposé. C’est un atout pour la Campagne Sigalloux d’être restée dans la famille et de disposer de documents historiques. Il faut s’interroger sur la pertinence de participer aux journées européennes du patrimoine. Il serait alors possible de développer cet exposé.

La première étape mène au jardin de rocailles près du bassin. Ce sont des pierres rassemblées et des plantes collectées : nombrils de Vénus (Ombilicus rupestris), santolines, céphalantères… Ce jardin sera poursuivi avec la collecte d’autres plantes locales adaptées à un jardin de rocailles.  Ce jardin montre qu’il est possible de créer un espace sans aucun frais. C’est un jardin sobre, rustique, économique, à la portée de tous.

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Pour 2014 : étendre ce jardin, donner les noms des plantes.

La deuxième étape mène au parcours de plantes sauvages. Il avait été décidé de limiter le parcours des plantes sauvages aux berges du ruisseau ce qui limite le nombre de plantes rencontrées. Il y avait une vingtaine de plantes identifiées. ce sont des tomettes qui ont servi de support pour le nom latin et le nom français. Les élèves avaient eu les noms des plantes et ils avaient fait des recherches en classe à partir des noms pour pouvoir retrouver les plantes dans le jardin. Ce parcours a permis de prendre conscience de quelques notions : Les plantes ont un nom universel latin qui est le même dans toutes les langues. Les plantes peuvent se ressembler sans appartenir à la même famille (ex : la luzerne d’Arabie a 3 feuilles mais ce n’est pas du trèfle). Les plantes sauvages ne sont pas de la mauvaise herbe. Certaines plantes sauvages sont à l’origine des plantes du potager (ex le salsifis des jardins). Certaines plantes ont une utilité particulière (ex : le caille-lait blanc). Certaines plantes sont comestibles ou ont des vertus médicinales (ex : ortie).

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Pour 2014 : Les plantes sauvages ne sont pas très spectaculaires et pourtant elles représentent une part essentielle de ce que nous appelons la nature et que nous connaissons si mal. La Campagne Sigalloux n’a pas vocation à collectionner ou acclimater des plantes mais elle pourrait être le lieu d’un répertoire des plantes sauvages. Il faudrait constituer ce répertoire en s’intéressant aussi aux graminées. Il faudrait également avoir un support pour préparer la visite ou la prolonger.

La troisième étape mène à la statue. On quitte un moment le parcours de plantes sauvages pour aller à la rencontre de la statue en parcourant l’allée et sa rotonde le long du ruisseau.  Sur le cadastre de 1835 cette bande de terre est déclarée en jardin. Il s’agissait certainement d’un jardin potager mais on peut imaginer qu’il y avait une intention esthétique. Maintenant, ce jardin est exclusivement consacré à la promenade. La statue a été installée récemment. Elle représente une glaneuse. Elle a été choisie parce qu’elle porte une brassée de céréales. Ces céréales pourraient être du seigle. Le nom « Sigalloux » viendrait du grec : le sigallou serait le petit champ de seigle et le segalas le grand champ de seigle. Il y a dans l’annuaire d’Athènes des dizaines de Sigalou, Sigallou, Sigalloux mais toujours avec un S. Avec les élèves, la statue a été un support pour s’interroger sur la vie paysanne d’autrefois. La statue illustre la rusticité de la vie paysanne et apporte l’explication du nom « Sigalloux ».

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Pour 2014 : Il faut envisager de planter l’allée en buis pour faire un jardin à la française. Il pourrait y avoir des vasques pour encadrer la rotonde. Les massifs qui devaient être plantés le long de la route des Mayons devront être plantés à l’automne. Peut-être faut-il envisager de faucher l’herbe des berges du ruisseau.

La quatrième étape mène au moulin. C’est l’occasion d’expliquer que l’eau du ruisseau est captée dans le village dans le cours du Solliès et que ce canal alimentait 3 moulins. Le moulin du Grimaudet est noté sur la carte de Cassini. Il a été une usine à pipes avant d’être un moulin à huile dont l’avenir est compromis. De nos jours ce patrimoine est totalement à l’abandon.

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Pour 2014 : Il faudrait nettoyer les abords du moulin.

La cinquième étape mène aux hexagones. Il s’agit de 6 hexagones délimités par des touffes de céréales, dont la surface a été semées avec un « mélange champêtre » et dont le centre est occupé par un support en bois sur lequel se trouve une pierre de taille. Le jardin des hexagones est tondu et encadré par un labour rectangulaire. Les visiteurs sont invités à s’interroger sur cette composition. Il est important de les amener à constater que ce sont bien des hexagones et qu’au centre il y a bien des pierre de taille avec des surfaces planes et des angles droit. Les visiteurs auront la solution de l’énigme dans l’étape suivante.

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Pour 2014 : Faut-il garder le jardin des hexagones ?

La sixième étape mène au point de vue sur la plaine agricole et sur la tour hexagonale. Le parcours a été agrémenté par des tracés au tracteur : bandes tondues et bandes labourées. Il aboutit à une rotonde elle-même cerclée de labours circulaires. Les visiteurs sont invités à se tourner vers le Sud pour découvrir un paysage rural qui pourrait tout à fait ressembler à ce qu’on pouvait voir autrefois. Seuls quelques détails nous rappellent le présent : une ligne électrique, un toit trop régulier…

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Les visiteurs sont ensuite invités à se tourner vers le Nord. Ils découvrent alors un paysage rural et les seuls monuments visibles : la tour hexagonale et la Campagne Sigalloux. On ne peut imaginer la présence du village. Seul, le pont de l’autoroute exhibe sa masse insolente et obscène. C’est ici que l’énigme des hexagones trouve sa solution : les pierres de taille proviennent peut-être de l’église dont la tour hexagonale est le clocher à une époque où il était plus facile d’aller se servir dans les ruines de l’église plutôt que d’aller jusqu’à la carrière. Le Luc n’a malheureusement pas su garder son patrimoine (Castellas, château des Vintimille, église Saint Pierre…). Les visiteurs sont invités à prendre conscience que le paysage qui s’offre à leurs yeux fait partie du patrimoine de la commune et que c’est un devoir de le sauvegarder et de le partager.  Il est rappelé que le PLU en cours prévoit une voie de 9m de large sur ce terrain et les terrains à l’Ouest de cette voie pourraient être urbanisés.

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Les élèves ont fait depuis ce point de vue une « lecture de paysage » avec leur maîtresse.

Pour 2014 : Il faudrait que la promenade vers le point de vue soit plus paysagère. Pour le moment aucune idée n’émerge.

La septième étape mène aux plantations de frênes. Des frênes sont replantés pour fournir du bois de chauffage à la Campagne Sigalloux, ils servent aussi de brise-vent. Ces frênes ne sont pas achetés, ce sont des plants spontanés qui sont trouvés dans la propriété. Il peut sembler vain de planter des arbres dont le bois ne servira que dans 20 ans mais quel sera le prix de l’énergie dans 20 ans ? En passant, les visiteurs ont pu admirer 2 orchidées.

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La huitième étape mène au verger. En se dirigeant vers le verger, les visiteurs ont à nouveau un point de vue sur la tour hexagonale qui émerge de la verdure alors que le village n’est pas visible. Le verger regroupe des arbres fruitiers qui sont cultivés en agriculture biologique donc sans pesticide. Cette année la pollinisation des amandiers et des abricotiers ne s’est pas faite. La pollinisation des pommiers a été médiocre. Peut-être que les mauvaises conditions météo sont en cause, mais peut-être aussi le déclin des abeilles. Les contraintes de l’agriculture biologiques sont illustrées par la lutte contre le carpocapse du pommier : une méthode de calcul appliquée aux températures permet de connaître le jour où il est possible d’intervenir avec du BT (Bacillus thuringiensis). Malheureusement, ce jour-là, le temps était à la pluie et le traitement a peut-être été totalement inefficace. Devant un pommier dont on voyait les pommes en formation, un élève a fait remarquer que les pommes étaient anormalement petites. Il a fallu lui expliquer que les pommes n’étaient pas mûres et qu’elles allaient encore grossir pendant 2 mois. C’était l’occasion de demander ce qu’il y avait à l’emplacement des pommes avant qu’elles n’apparaissent. Les élèves ont été déroutés par la question. Il a fallu leur dire qu’il y avait eu des fleurs avant les pommes. Leur étonnement permet d’imaginer que pour beaucoup c’était une découverte. Les visiteurs ont remarqué l’abondance des poireaux sauvages qui a cette saison font leurs fleurs en forme de boules. Les poireaux sont consommés tout l’hiver, c’est une nourriture délicieuse, saine et gratuite. Les visiteurs ont pu voir les oliviers en fleurs. La floraison de l’olivier passe inaperçue à cause de la taille des fleurs qui sont minuscules mais il faut bien qu’il y ait des fleurs pour qu’il y ait des fruits. A cette occasion le cas de la figue est évoqué : la figue elle-même n’est pas un fruit, c’est à l’intérieur de la figue que se trouvent les fleurs qui deviendront des fruits minuscules qui finiront par former la figue. Dans les cerisiers ont peut remarquer que tous les arbres sont différents et que leur maturité est décalée pour permettre de manger des cerises pendant un mois. Dans le verger il y a aussi des arbres moins connus comme le plaqueminier (Diopyros kaki) dont le fruit peut être consommé très mûr ou avant maturité à condition de le peler, de le découper et de le passer au déshydrateur. Tous les arbres n’ont pas été visités faute de temps alors que le néflier du Japon, le grenadier, ou le jujubier méritaient le détour.

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Pour 2014 : Il faudrait faire une liste de tous les arbres avec les différentes utilisations des fruits et un calendrier de fructification. Il faudrait les repérer avec un marquage. Il faudrait pouvoir accueillir quelques ruches pour améliorer la pollinisation. Les santolines, lavandes, romarins… ont été plantés en prévision.

La neuvième étape mène au potager. En passant du verger au potager les visiteurs passent devant le tas de bois de frênes qui servira au chauffage de la maison et devant le tas de branches qui seront broyées pour faire du compost ou du paillage. Le potager a été très rapidement parcouru parce que les visiteurs étaient fatigués par la promenade et ils avaient besoin de se rafraîchir. Avec les scolaires on a pris le temps de reconnaître chaque légume. Des tomettes indiquaient leur nom. Début juin on a pu voir des plants de : courges, pommes de terre, topinambours, aulx, petits pois, fèves, carottes, laitues, haricots, melons, tomates (6 variétés), concombres, poivrons, aubergines, poireaux, persil, roquette, basilic… Beaucoup d’enfants n’ont pas l’occasion de  voir les plants qui produisent les légumes qu’ils mangent. Ils ne connaissent pas non plus les périodes de production. Le potager est donc un outil pédagogique pour l’éducation à l’alimentation.  On s’est attardé sur le compost en montrant différentes étapes de la transformation de la matière végétale et les acteurs visibles de cette transformation : les insectes, les vers du compost et le rôle des bactéries a été expliqué. Les élèves ont pu sentir le compost et reconnaître son odeur d’humus. La Campagne Sigalloux produit assez de compost pour le potager et pour les arbres fruitiers. Le potager utilise aussi la vase du ruisseau pour compléter son indépendance en matière d’engrais.

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Pour 2014 : Il faudrait un jardin des céréales avec une petite surface en blé de diverses variétés. Il serait ainsi possible avec des scolaires de récolter du blé et de faire de la farine et pourquoi pas du pain et des pâtes. Il est envisagé de faire un jardin de plantes aromatiques et médicinales et de commencer une production de safran.

La dixième étape mène à la pépinière. Comme l’explique le livre « La maison rustique » dans l’édition de 1762, il est préférable de faire ses plants soi-même pour qu’ils puissent s’acclimater plus facilement. Dans la pépinière il y a des plants trouvés ici et là et qui ont été récupérés très jeunes. Il y a des arbres d’ornement et des des arbres fruitiers qui auront besoin d’être greffés avant d’être plantés. Il y a aussi des plants obtenus par bouturage. Il est assez facile d’obtenir des boutures de certains plants. Il est donc moins nécessaire de dépendre d’un fournisseur. Les visiteurs étaient invités à se servir dans la pépinière mais ils ont été peu nombreux à le faire.

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Pour 2014 : les plants pourraient avoir une étiquette qui permette de les identifier.

Une collation terminait la visite.

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Elle avait été préparée avec des produits de la campagne : anchoïade, pissaladière, pâte de figues, confiture de figues, chaussons aux pommes et jus de pommes. Ce jus de pommes a été particulièrement apprécié. Certaines personnes ont demandé à en acheter ce qui n’est pas possible : il n’a été produit que 20 litres et le temps mis pour le faire le mettrait hors de prix. Certaines personnes ont demandé des recettes. Néanmoins, cette collation a permis de tester des produits de la campagne qui ont été particulièrement appréciés parce qu’ils ont des qualités gustatives souvent absentes dans les productions industrielles. Les visiteurs ont apprécié ce moment de partage convivial.

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Il leur a été proposé de suivre l’actualité de la campagne sur son blog.

Pour 2014 : La collation est à retenir. Il pourrait y avoir un plus grand choix de confitures, des olives vertes et noires, des kakis et des figues séchés, de la pâte de pomme et de coings…

Conclusion : Cette première participation est un succès. La thématique de la Campagne a motivé le déplacement d’une quarantaine de personnes dont certaines sont venues des départements voisins. Cette thématique est pertinente. Néanmoins, c’est un succès embarrassant : recommencer en 2014 suppose à nouveau des mois de travail et beaucoup d’améliorations. Recommencer en 2014 suppose de commencer sans tarder à réfléchir et à préparer des travaux qui commenceront à l’automne. Il faut envisager un travail d’équipe dans le cadre d’une association regroupant des personnes qui apporteraient leurs compétences  et donneraient de leur temps. La Campagne Sigalloux a besoin de compétences dans les domaines suivants : le potager (de la semence à la récolte), les herbes aromatiques et médicinales, le verger (compétences phyto-sanitaires en AB, reproduction, greffes…), production céréalière, élevage, botanique, ornithologiques, zoologiques, apiculture, jardins paysagers, histoire rurale et histoire locale, entretien et conduite du matériel, animation, communication, gestion de projets…

La Campagne Sigalloux a une vocation patrimoniale, elle pourrait devenir un lieu pédagogique ouvert plus souvent aux scolaires et au public. 

 

Pour 2014 : Le thème retenu par le Ministère de la culture pour les journées « Rendez-vous aux jardins » est « L’enfant au jardin ». Ce thème conforte la vocation pédagogique de la Campagne Sigalloux. (Lire : http://gastronomie.blog.lemonde.fr/2013/06/11/vive-leducation-comestible/) Il faudrait pouvoir faire un cycle d’animations sur l’année scolaire pour suivre l’évolution du jardin et le cycle des plantes. Par exemple, les élèves pourraient voir les pommiers en fleurs. Il faudrait pouvoir faire un cycle d’animations sur la scolarité primaire et collège. Cela suppose de rencontrer les directeurs et de proposer des animations très organisées avec un matériel pédagogique au point. Pour 2014 on se contentera de proposer à l’enseignante qui est venue avec sa classe un cycle d’animation sur l’année avec des thématiques bien définies (ex : la dormance hivernale, la floraison printanière et la fécondation, les semis, les récoltes, les transformations, l’enjeu de la culture biologique …)

Il faudrait :

Faire un fléchage qui permette de faire le parcours sans le propriétaire.

Faire un document qui permette d’avoir les informations sur les différentes parties de la Campagne ainsi que sur son unité et de le garder.

Développer le répertoire des plantes sauvages présentes.

Repenser les friches.

Trouver de nouvelles idées comme celle des hexagones qui a suscité interrogation et intérêt.

Introduire des animaux.

Ouvrir le jardin plus souvent au public.

Se faire connaître auprès des écoles des communes voisines.

FD

6 réflexions sur « Bilan des journées « Rendez-vous aux jardins » à la Campagne Sigalloux »

  1. La huitième étape mène au verger.
    La figue n’est pas un fruit.
    C’est à l’intérieur que se trouvent les fleurs qui deviendront des fruits minuscules qui finiront par former la figue.

    COMMENTAIRE:Pourrais-tu revoir cette explication ?
    Je n’y ai rien compris: 1 figue donne des fleurs qui produisent 1 figue ? existe-il des grappes de figues ?
    Tout considéré c’est peut-être moi qui suis un peu lourde?!!!
    Bravo pour cette journée que je n’ai malheureusement pas pu partager avec vous.
    Que de travail en amont! et encore plus pour l’année prochaine!!!
    Mon parrain serait fier de voir ton implication dans le travail de la campagne, la transmission de l’amour de la nature et ton intérêt pour notre terre nourricière.
    Tu es un passionné et cela se ressent. Courage et persévérance!
    Je t’embrasse cousin et félicitations aussi à ceux qui ont travaillé avec toi pour la réussite de cette journée.

  2. Merci pour ce commentaire. En effet, la figue elle-même n’est pas un fruit puisqu’il n’y a pas eu de fleur sur la branche avant la figue. La figue est plutôt l’enveloppe des fleurs et des fruits. Pour aller plus loin, un lien utile : http://fr.wiktionary.org/wiki/figue
    Avec mes remerciements et pensées affectueuses.
    Frédéric

  3. Je garde un beau souvenir de ma visite de la campagne Sigalloux le samedi 1er juin. C’était une belle découverte, originale, et remplie de la générosité d’un guide et hôte qui sait partager son expérience, ses connaissance. La chaleur humaine était pleinement au rendez vous dans le groupe!
    Elodie
    PS: j’aimerais vous transférer qq photos de groupe lors de la visite; puis-je avoir adresse e-mail?

  4. Merci pour votre commentaire. Je suis très heureux e vous avoir fait plaisir.
    Les photos seront les bienvenues. Merci de me dire si je peux les utiliser dans le blog.
    Mon adresse mail est dans « Ma page ».

    Bien cordialement,

    Frédéric

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